Paroisse en charge des membres de la Fraternité de St. Joseph, Gardien

Diocèse de Fréjus et Toulon

Histoire


L'église de La Londe est toute jeune, tout comme la commune dont elle fait partie. La Londe en effet n'était qu'un hameau de la ville de Hyères, et ce n'est qu'en 1901 qu'elle a été érigée en commune.

Au 19'-e siècle encore, les habitant des Maures devaient se rendre jusqu'à la ville de Hyères, distante de six kilomètres, pour assister à l'office divin en l'église St Louis. Seule une chapelle succursale, aujourd'hui disparue et jadis située en face de l'église actuelle, avait été autorisée.

   Ce n'est qu'en 1842 que le roi Louis-Philippe délivra l'autorisation de construction d'une église dans l'écart de La Londe, à cause de la distance à parcourir, de la taille et de l'état de la petite chapelle (elle menaçait ruine et  ne pouvait contenir que 60 personnes, alors que La Londe comptait en 1848 environ 800 habitants).

   C'est André Augustin Allègre qui fit don à la commune du terrain pour y bâtir la future maison de Dieu, et son nom, protégé par un vase de verre, a été placé dans les fondations.

   Les travaux s'étendirent de 1844 à 1847 et, pour en réduire le coût, ce sont les paroissiens eux- mêmes qui se chargèrent de monter les murs et d'en chercher les pierres dans la rivière le Pansard. Une souscription fut ouverte pour accueillir les dons financiers ou en nature, sous forme de matériaux ou de journées de travail.

    L'église est constituée d'une nef centrale sans transept, à laquelle ont été ajoutées en 1873 deux courtes chapelles latérales en forme de transept, dédiées pour l'une à St Joseph et pour l'autre à la Ste Vierge; toutes deux ont été, en 1922, rallongées aux dimensions actuelles par des bas-côtés. Le plafond est cintré, longé d'une corniche, et les cinq pilastres qui avaient été prévus de chaques côtés n'ont pas   été construits. L'église fut  bénie le 31 Janvier 1847 et dédiée à la Sainte Vierge sous le titre de la Nativité; son Saint patron est St Pons, évêque.

                                                                                         

   Les vitraux qui garnissent les fenêtres géminées n'ont pas tous réussi à traverser les années jusqu'à nous.  Ceux représentant au nord Ste Philomène et Ste Germaine, et au sud Ste Anne et Ste Elisabeth sont d'origine; par la suite ont été rajoutés ceux de St Michel et Ste Jeanne d'Arc (1923), puis dans les années 40 ceux symbolisant des saints sans en montrer les images (St Louis, St André, St Joseph et le Pape).

 

 

                                                       


   Des reliques de St Pierre et St André sont enfermées dans des statues les représentant, et un fragment de la vraie Croix repose à l'abri d'un reliquaire en fer argenté. Il est à remarquer également la crèche de style typiquement provençal.

 

   Liste des curés de La Londe, depuis que cet écart de la ville de Hyères a été érigé en succursale par décret royal du 28 octobre 1842, et qu'a eu lieu le 19 décembre de la même année par ordonnance de Mgr Michel, évêque de Fréjus, l'érection canonique de la dite paroisse:

   

   *Le Père Jean-Michel TERRADE étant l'administrateur de la Paroisse.